Durante el último medio siglo, la hegemonía cultural
de la población judía de Eretz Israel/Palestina
ha atravesado un período de cambios constantes.
En 1450, los judíos de Eretz Israel eran Mus -
ta’arabim, culturalmente hablando, parte del mun -
do Árabe, mientras que en 1550 eran mayormente
sefaradim. En 1850, las influencias ashkenasíes y
europeas comenzaron a sentirse dentro de la Co -
munidad Judía en la Tierra Santa, y en 1950, pare -
cía que la cultura sionista-secular-sabra estaba fir -
me e irrevocablemente establecida. A penas me dio
siglo después, el escenario de la cultura israelí
parecía haber cambiado, y viejas-nuevas, nuevasviejas
voces y sonidos habían comenzado a desta -
carse. En este artículo, sostengo que las mayores
fuentes de este cambio contemporáneo fueron, y son, tradiciones culturales y recursos no ashkenasíes
– expresados en el Israel contemporáneo por
medio de personas de una diversa gama de orígenes
sub-étnicos. Para probar dicha tesis, he traído ejemplos
de la poesía, piut (poesía litúrgica) y música
popular.
Abstract: Over the recent half millennium cultural hegemony
within the Jewish population of Eretz Is -
rael/Palestine has been in continuous flux. In 1450,
the Jews in Eretz Israel were Musta`arabim, culturally
part of the Arab world, whereas in 1550 they
were first and foremost Sepharadim. In 1850,
Ashkenazic and European influences were beginning
to be felt within the Jewish community of the
Holy Land, and in 1950 it seemed that Zionist-
Secular-Tzabar culture was firmly and irrevocably
in the saddle.Slightly more than half-a-century
later, the Israeli cultural scene has changed, and
old-new, new-old voices and sounds are increasingly
prominent. In this article I contend that major
sources for this contemporary change were, and
are, non-Ashkenazic Jewish cultural traditions and
resources – being brought to expression in contemporary
Israel by persons from a wide range of
Jewish sub-ethnic origins. In support of this thesis
I provide examples from the realms of poetry, piyyut
(sung liturgical poetry) and popular music.
Résumé: Au cours des cinq derniers siècles, l’hégémonie culturelle
au sein de la population juive d’Erets Israël
/ Palestine a connu des changements incessants. En
1450, les Juifs d’Erets Israël étaient luxury replica watches Musta’arabim,
intégrés culturellement au monde arabe, alors que
cent ans plus tard en 1550, ils étaient d’abord et
avant tout Séfaradim. En 1850, les influences Ash -
kénaze et européenne ont commencé à se faire sentir
au sein de la communauté juive de la Terre
Sainte, et en 1950, la culture sioniste laïque et
Tsabar paraissait fermement et irrévocablement
établie. Un peu plus d’un demi-siècle plus tard, la
scène culturelle israélienne a de nouveau changé, et
d’anciennes-nouvelles et de nouvelles-anciennes
voix se sont entendre. Dans cet article, je prétends
que les sources majeures de ce phénomène furent et
restent liées aux traditions et aux ressources culturelles
juives non-ashkénazes – exprimées dans
l’Israël contemporain par des personnes provenant
d’une grande variété d’origines ethniques. Pour
étayer cette thèse, j’analyserai des exemples tirés du
monde de la poésie, piyyut (poésie liturgique chantée)
et de la musique populaire.

