La complexité des enjeux relative à la fin de vie des navires se caractérise par la nécessité de concilier, d’une part, les impératifs économiques et les impératifs environnementaux, d’autre part, la préservation de la santé et de la sécurité des travailleurs sur les chantiers de démolition. Le vide juridique qui subsistait en la matière a été comblé par la Convention de Bâle du 22 mars 1989 sur les
mouvements transfrontières de déchets dangereux et leur élimination. Cependant, l’inefficacité du régime qui en a résulté s’est justifiée par l’inadéquation de son mécanisme aux spécificités du droit maritime dont le navire demeure l’objet central, même lorsqu’il est en fin de vie. Si l’adoption de la Convention de Hong Kong sur le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires (2009) - qui
n’est pas encore entrée en vigueur - constitue une avancée majeure, l’analyse de son contenu révèle, par ailleurs, des limites dans sa portée et les conditions de sa mise en oeuvre.

